Les fluides hydrauliques biodégradables se déclinent en trois familles principales : les huiles à base d'esters synthétiques (HEES), de triglycérides végétaux (HETG) et de polyglycols (HEPG). La norme ISO 15380 encadre leur classification et définit les caractéristiques de performance en fonction de l'indice de viscosité.
Un biolubrifiant pour engins hydrauliques se définit par deux critères cumulatifs : biodégradabilité rapide et non-toxicité pour les milieux aquatiques et l'homme. Ces fluides se distinguent des huiles minérales standard par leur origine renouvelable – huiles végétales ou esters synthétiques issus de ressources modifiées.
Les trois familles de fluides biodégradables
HETG (Huile hydraulique environnement triglycéride) : base d'huile végétale, biodégradabilité rapide. L'indice de viscosité atteint 200, avec des qualités lubrifiantes et anticorrosion satisfaisantes. Points faibles : température maximale autour de 70 °C, vieillissement accéléré par oxydation, sensibilité marquée à la présence d'eau.
HEES (Huile hydraulique environnement ester synthétique) : base d'ester synthétique, biodégradabilité rapide. Ces fluides affichent un indice de viscosité de 200, une excellente tenue à la corrosion et à l'oxydation, une miscibilité avec les huiles minérales et une compatibilité élargie avec les élastomères. Certains produits HEES sont proposés comme fluides difficilement inflammables.
HEPG (Huile hydraulique environnement polyglycol) : base de polyglycols, biodégradabilité rapide. Propriétés anticorrosion et résistance au cisaillement satisfaisantes. Densité proche de 1 qui impose des conditions d'aspiration particulières pour les pompes. Non miscibles avec les huiles minérales, mauvaise tenue aux peintures, sensibilité à l'eau.
Compatibilité matérielle et limites opérationnelles
L'adoption de fluides biodégradables ne se résume pas à une simple substitution. La composition chimique de ces huiles provoque des problèmes de compatibilité accrue avec les matériaux d'étanchéité, notamment le polyuréthane. Les joints, durites et flexibles doivent être vérifiés ou remplacés lors d'un passage depuis une huile minérale. Les huiles HETG affichent une température maximale d'utilisation autour de 70 °C, ce qui limite leur emploi sur les machines travaillant sous forte charge thermique. Les HEPG, avec leur densité proche de 1, exigent une révision des circuits d'aspiration pour éviter toute cavitation en pompe. Seules les HEES offrent une miscibilité avec les huiles minérales, facilitant une transition progressive.
Norme ISO 15380 et sélection
La norme ISO 15380 détaille les propriétés requises pour chaque famille en fonction de l'indice de viscosité. Elle fournit un cadre pour comparer les performances lubrifiantes, la tenue au vieillissement, la résistance au cisaillement et la biodégradabilité. Les fabricants de lubrifiants proposent des outils de sélection en ligne croisant type de machine, plage de température et exigences environnementales pour guider le choix entre HETG, HEES et HEPG.
Cet article a été créé avec l'aide de l'IA et vérifié par la rédaction.





