Liebherr fait la promotion des chargeuses sur pneus autonomes – et énumère cinq avantages concrets que cette technologie devrait apporter sur le chantier. Le fabricant allemand se concentre sur l'efficacité, la sécurité et la réduction des coûts. Cependant, le déploiement généralisé reste à venir. Quels modèles sont déjà en service, quels obstacles subsistent ?
Les 5 avantages des chargeuses sur pneus autonomes selon Liebherr
Liebherr cite d'abord l'exploitation 24 heures sur 24 sans changement de conducteur. Les systèmes autonomes fonctionnent en continu, pas de pauses, pas de changements d'équipe. Cela signifie : plus d'heures d'exploitation par jour, délais de construction plus courts. Deuxièmement : précision et reproductibilité. Chaque cycle de chargement se déroule de manière identique, la conduite du godet est exacte, les pertes de matériaux diminuent. Troisièmement, Liebherr promet moins d'usure grâce à une conduite optimisée. Les chargeuses sur pneus autonomes accélèrent et freinent de manière plus uniforme que les conducteurs humains, ce qui ménage les pneus et la transmission. Quatrièmement : sécurité. Aucun conducteur dans des environnements dangereux – par exemple lors de percements de tunnels, sur les chantiers de recyclage ou les décharges. Et cinquièmement : atténuer la pénurie de main-d'œuvre qualifiée. Là où les conducteurs de machines qualifiés font défaut, les systèmes autonomes peuvent combler les lacunes.
Quels modèles sont en service ?
Liebherr teste lui-même les chargeuses sur pneus autonomes dans des carrières et chez des partenaires sélectionnés. Il n'existe pas encore de modèles de série avec autonomie complète. La technologie s'appuie sur la commande de machine GPS, la sensorique Lidar et les modèles numériques de chantier. En pratique, les systèmes semi-autonomes dominent actuellement : le conducteur est assis dans la cabine, la machine prend en charge des tâches partielles comme la commande du godet ou la planification d'itinéraire. Les applications entièrement autonomes fonctionnent principalement dans des zones fermées – par exemple dans l'exploitation minière ou sur les terrains d'usine.
Les obstacles : sécurité, responsabilité, acceptation
Trois questions centrales freinent le déploiement. Premièrement : sécurité et certification. Qui est responsable si une chargeuse sur pneus autonome provoque un accident ? La situation juridique dans l'UE n'est pas claire. Deuxièmement : les chantiers sont chaotiques. Contrairement aux exploitations à ciel ouvert, où les grands tombereaux autonomes circulaient depuis des années, les obstacles, les personnes et les flux de matériaux changent constamment sur les chantiers urbains. La sensorique doit le détecter de manière fiable – dans tous les types de temps, toutes les conditions d'éclairage. Troisièmement : acceptation par les entreprises de construction. De nombreuses entreprises hésitent à investir dans une technologie qui n'est pas encore mûre. L'amortissement est incertain, la modernisation des flottes existantes coûteuse.
Que prévoit Liebherr d'autre ?
Le fabricant travaille sur des systèmes d'autonomie modulaires qui peuvent être rétrofités. Liebherr teste également l'intégration dans des plateformes numériques de chantier – en particulier le BIM. La vision : la chargeuse sur pneus autonome communique directement avec le modèle 3D, reconnaît les zones de chargement et ajuste son itinéraire de manière autonome. Cependant, il faudra probablement encore au moins deux à trois ans avant que la série soit prête. Vous trouverez plus d'informations sur le sujet dans le portail thématique Machines de construction autonomes.





