Takeuchi livre désormais le TCR50-2, un dumper à chaînes avec 5 tonnes de charge utile. La machine mesure 1,5 mètre de large et 2,5 mètres de haut. Elle peut ainsi passer par les portails de chantier standard et les passages où les plus grands dumpers à chaînes ne passent pas. Le poids d'exploitation est de 6,8 tonnes.

Données techniques en vérification pratique

Le TCR50-2 développe 49,6 ch d'un moteur diesel 3-cylindres. Le bac a une capacité de 1,2 mètre cube pour une charge utile maximale de 5 tonnes. La machine se situe ainsi exactement entre les modèles compacts de 3 tonnes et les gros dumpers à chaînes de 10 tonnes. La hauteur de basculage atteint 1,65 mètre, ce qui suffit pour les conteneurs standard et les bennes de camion. L'angle de basculage est de 70 degrés, ce qui permet de vidanger complètement même avec des matériaux humides.

La dynamique de conduite convainc par deux vitesses : 0 à 4,5 km/h en première vitesse pour des manœuvres précises, jusqu'à 9 km/h en deuxième vitesse pour les trajets de transport plus longs sur le chantier. Le châssis à chaînes produit une pression au sol d'seulement 0,32 kg/cm², ce qui permet une utilisation sur des sols sensibles au compactage. La capacité de montée est de 30 degrés, pertinente pour les travaux de talus et les terrains accidentés.

Positionnement face à Wacker Neuson et Kubota

Le TCR50-2 s'affronte à des concurrents établis comme le Wacker Neuson DT50 et le Kubota KC250HR. Le Wacker Neuson DT50 offre 5,1 tonnes de charge utile avec 1,7 mètre de largeur et 61 ch de puissance moteur. Le Kubota KC250HR réalise 4,5 tonnes avec 1,5 mètre de largeur et 47,6 ch. Takeuchi se positionne au milieu en termes de largeur et de puissance, mais se différencie par des détails.

La machine Takeuchi dispose en série d'un verrouillage hydraulique de la benne et d'une benne orientable avec 20 degrés de déviation latérale. Cela facilite le déchargement précis dans les conteneurs ou sur les camions sans manœuvrer la machine entière. Wacker Neuson n'offre cette fonction qu'en option, Kubota la supprime complètement. Le prix du TCR50-2 est d'environ 65 000 euros HT, soit environ 8 % plus cher que l'équivalent Kubota, mais 12 % moins cher que le Wacker Neuson entièrement équipé.

Scénarios d'utilisation : où le TCR50-2 excelle

Les entreprises de terrassement utilisent principalement le TCR50-2 pour la construction de conduites et la pose de lignes. La forme étroite permet de travailler dans les rues existantes, où les barricades ne permettent que des passages à une seule voie. Une pelle hydraulique de 14 tonnes creuse le canal, le dumper transporte les déblais vers un crible mobile ou directement vers le camion de transport. Par jour, la machine déplace environ 400 tonnes de matériaux sur des distances jusqu'à 150 mètres en moyenne 80 trajets.

Dans le secteur du recyclage, le TCR50-2 effectue le transport entre le concasseur à mâchoires et le stockage intermédiaire. La faible hauteur de la caisse de 2,5 mètres permet une utilisation en halls et sous les ponts, où les plus gros dumpers à chaînes se heurtent aux limitations de hauteur. La faible pression au sol préserve les surfaces de recyclage compactées, sur lesquelles suivront plus tard les travaux de fondation. Les exploitants comptent sur 1 200 heures de fonctionnement par an pour ce profil d'utilisation.

Pour les chantiers en centre-ville soumis à des normes strictes de bruit, Takeuchi propose en option une variante de cabine insonorisée. Celle-ci réduit le niveau sonore de 102 dB(A) à 96 dB(A), mesuré à la place du conducteur. L'investissement supplémentaire de 4 500 euros se justifie si des travaux de nuit entre 22 et 6 heures sont nécessaires. De nombreuses communes ne permettent l'utilisation de machines pendant cette période que sous 98 dB(A).

Automatisation et numérisation

Le TCR50-2 est équipé en série d'une surveillance de charge qui émet une alarme sonore en cas de dépassement de la limite de 5 tonnes. Un système de pesage optionnel affiche la charge actuelle sur un écran 7 pouces dans la cabine. Pour les exploitants de flotte disposant de plusieurs machines, Takeuchi propose le système télématique "Fleet Management". Il enregistre les heures de fonctionnement, la consommation de carburant, la localisation et les intervalles d'entretien. Les données sont centralisées sur une plateforme cloud, l'accès se fait par navigateur ou application smartphone.

Une préparation pour la commande autonome fait défaut au TCR50-2 jusqu'à présent. Alors que Caterpillar et Komatsu utilisent déjà des systèmes entièrement autonomes sur les gros dumpers de carrière, la classe compacte reste conventionnelle. Takeuchi justifie cela par la réalité de l'utilisation : les dumpers à chaînes travaillent dans des environnements changeants avec des obstacles, du personnel et des modifications ad hoc. Une automatisation économique nécessite des processus structurés, que seuls les grands chantiers ou l'exploitation à ciel ouvert offrent. Plus d'informations sur le sujet dans notre article sur les machines de construction autonomes.

Entretien et coûts d'exploitation

La consommation de diesel est de 8,5 litres par heure de fonctionnement à pleine charge. Avec 1 200 heures par an et un prix du diesel de 1,30 euro, cela représente 13 260 euros de frais de carburant. Les intervalles d'entretien sont de 500 heures de fonctionnement pour les changements d'huile et de filtre. Les frais pour chaque entretien s'élèvent à environ 320 euros. Après 3 000 heures, un entretien plus important avec changement du filtre hydraulique et du liquide de refroidissement s'impose, coûts environ 1 200 euros.

Les chaînes en caoutchouc ont une durée de vie de 2 500 à 3 000 heures de fonctionnement, selon le terrain. Un jeu de chaînes coûte 4 800 euros. Celui qui roule principalement sur des surfaces pavées atteint la limite supérieure de kilométrage. Les utilisations sur du gravier ou du béton concassé réduisent la durée de vie à 2 000 heures. Sur cinq ans et 6 000 heures de fonctionnement, le coût total s'élève à environ 105 000 euros y compris l'achat, l'entretien, le carburant et l'usure. Cela correspond à 17,50 euros par heure de fonctionnement.

Disponibilité sur le marché et service

Takeuchi livre le TCR50-2 directement de l'usine au Japon avec un délai de 12 semaines. Les concessionnaires européens maintiennent un stock limité, les configurations standard sont disponibles dans les 4 semaines. Le réseau de concessionnaires en Allemagne comprend 28 emplacements, la disponibilité du service dans les 24 heures s'applique aux zones urbaines. Dans les régions rurales, le temps de réaction s'allonge à 48 heures. La disponibilité des pièces de rechange est de 95 % dans les 48 heures pour les composants standard.

La garantie est de 24 mois ou 2 000 heures de fonctionnement. Les extensions à 36 mois ou 3 000 heures coûtent 2 400 euros supplémentaires. Pour les loueurs, Takeuchi propose des contrats d'entretien qui couvrent tous les services planifiés. Le prix forfaitaire est de 4 800 euros pour trois ans et 3 000 heures de fonctionnement. Cela se justifie à partir de 1 000 heures par an, car les frais d'atelier disparaissent et les temps d'arrêt sont minimisés.

Conclusion pour les gestionnaires de flotte

Le TCR50-2 comble le vide entre les dumpers compacts de 3 tonnes et les gros dumpers de 10 tonnes. Pour les entreprises qui travaillent régulièrement sur des chantiers exigus avec un volume de transport moyen, il offre le bon équilibre entre charge utile et compacité. La benne orientable hydrauliquement justifie le surcoût par rapport à Kubota, si un déchargement précis sans manœuvre est exigé. Contre Wacker Neuson, Takeuchi marque des points avec un prix d'achat plus bas pour un équipement comparable.

Celui qui travaille principalement sur de grandes surfaces avec un volume de transport élevé ferait mieux d'opter pour des modèles de 10 tonnes offrant une meilleure performance en tonnes par heure. Pour les chantiers de terrassement en centre-ville, les centres de recyclage et la construction de conduites, le TCR50-2 reste un choix économique. L'absence d'automatisation n'est actuellement pas un désavantage, mais pourrait devenir un problème à moyen terme si les processus de chantier deviennent plus standardisés et la main-d'œuvre plus rare.